Parler de la mort... et de la vie

Un ouvrage collectif sous la direction de Hugues Lethierry...

PARLER DE LA MORT... ET DE LA VIE

Un tabou dans l'éducation ?

Cet ouvrage aborde, sous un biais simple et original, un thème fondamental pour tous : la mort, et son lien avec la vie.

Les auteurs ont choisi, en faisant la part belle à l'humour, de dédramatiser un tabou dans l'éducation en s'adressant à tous les enseignants de cycles 1, 2 ou 3, ainsi qu'aux professeurs du secondaire, étudiants ou formateurs en IUFM

Une approche transversale en trois parties :

- Expériences de terrain (cycle 1, 2 et 3)

- Eclairages théoriques (philosophique, psychanalytique, biologique et juridique),

- Des outils et pratiquespédagogiques
(analyse des dessins d'enfants, photolangage, théâtre, arts plastiques, expression orale, contes, littérature de jeunesse)

 

Est-il possible pour l'école de prendre en charge partiellement des interrogations existentielles des élèves sans contrevenir à la laïcité et exposer les maîtres à des risques inconsidérés.

Le sujet pourrait être énoncé ainsi: " La mort, les élèves et nous (mort des autres, mort "en soi", mort de soi) ".

Constatant qu'un certain nombre de thèmes "sensibles" sont évités par les maîtres qui, croyant bien faire, ne répondent pas aux questions à ce sujet, notre recherche montre qu'il est possible d'utiliser des médiations permettant aux élèves de s'exprimer et, dans le même temps, de se protéger.

Des outils sont donc constitués tels que par exemple photolangage ou contes: ils sont présentés aux formés qui les expérimentent en classe.

Le but est de permettre aux enseignants d'aider les élèves à élaborer leurs questions sans fournir à celles-ci une réponse prématurée et sans non plus décourager la curiosité des enfants et des adolescents en leur laissant croire que certains sujets sont " tabous " à l'école comme dans la société alors que l'idéal républicain ne peut pas se conformer à des préjugés concernant les objets qu'il est interdit d'examiner librement.

La recherche permet de construire stratégie et protocoles pour que les "apprenants" puissent acquérir des savoirs concernant les croyances de l'humanité sur l'au-delà et donc développer leur imaginaire, pour qu'ils puissent également acquérir une définition (certes provisoire) de ce qu'est la mort et pour que soit élucidé leur questionnement philosophique et leur conscience civique à ce sujet.

Le but de l'équipe n'est pas de privilégier l'aspect confessionnel mais, dans un esprit scientifique et de libre examen, d'éviter l' enfermement de l'école sur les seuls problèmes dits " scolaires ".

La pluralité des approches des membres de l'équipe est un gage pour une " multiréférentialité ", même si elle génère, au niveau de la méthodologie, un travail accru pour s'entendre sur les procédures à mettre en œuvre.

Partant de l'hypothèse selon laquelle parler de la mort pour un enfant (comme pour un adulte) crée un climat de confiance favorable à l'apprentissage, nous nous donnerons des indicateurs pour analyser les effets induits par notre expérience dans des classes du premier degré du département, en travaillant également sur des récits de vie et de pratiques.

 

PubliƩ le 16/11/2005