Contes et récits de vie en centre de loisirs

Le centre de loisirs "Les petits écureuils" a initité un projet parentalité autour des contes et des récits de vie afin de tisser des liens entre les enfants, les familles et l'équipe.

 

LE CLSH

"Les petits écureuils" est un Centre de loisirs situé à Castres (Tarn), classé en "zone urbaine sensible"

 

 

LE PUBLIC

Le centre de loisirs "Les petits écureuils" accueille des enfants de 3 à 6 ans dont la plupart ont une double culture grâce à leurs parents d'origine maghrébine, d'Europe de l'Est et de Mayotte.De nombreux parents sont sans emploi et confrontés à la précarité économique. Ces conditions socio-économiques se traduisent notamment par des difficultés d'expression en français qui entraînent un isolement, et, de facto, une insertion sociale qui se limite au quartier et à sa communauté d'appartenance.

 

 

LE CONSTAT

Ces freins de langage, des habitudes culturelles différentes, des éducations aux valeurs variées entraînent, à la longue, une détérioration des relations avec l'équipe du centre de loisirs. Les uns se retranchent dans leurs particularités, les autres tentent un dialogue qui ne trouve pas de répondant.

Pour les animatrices, il devenait urgent de remédier à cet état des lieux où les parents finissaient par se contenter de déposer et reprendre leurs enfants avec une communication très limitée. Celle-ci montra très vite ses limites à différents niveaux. Au niveau relationnel et affectif, la séparation avec l'enfant était rapide, voire brutale, rendant malheureux le petit, non seulement sur l'instant mais aussi durant la journée. Au niveau administratif, le règlement intérieur n'était pas respecté puisque incompris par les parents. Au niveau du sens, de nombreux parents considéraient le centre de loisirs comme une garderie.

Ces malentendus génèraient de l'incompréhension mais aussi de la suspicion sur les intentions des uns et des autres, un malaise croissant et l'impossibilité de travailler sereinement.

 

 

LA PARENTALITE

Concertations et réflexions au sein de l'équipe aboutirent au constat que pour instaurer de nouvelles relations avec les parents, les enfants et les familles, il importait de centrer son action sur la parentalité afin de redonner du sens à leur démarche.

Pour l'équipe, il s'agissait avant tout de se mettre à l'écoute des parents, sans jugement, et de réussir à leur transmettre les valeurs du centre de loisirs pour une entente commune afin de proposer des projets qui seraient partagés par les petits et les grands et l'équipe pour recréer du lien.

 

 

LE PROJET

En septembre 2014, la directrice des "Petits écureuils" a sollicité Caroline Chavelli dont l'association Le Comptoir aux histoires est labellisé REAAP, Réseau d'écoute d'aide et d'appui à la parentalité lien gouv pour réfléchir à un projet qui associe les familles et les l'équipe du Centre de loisirs.
L'expérience de Caroline Chavelli en matière de parentalité et d'animation de projets a permis de définir les besoins de chacun, de proposer un projet et d'obtenir des subventions du REAAP du Tarn dans le cadre de l'appel à projets lancé conjointement avec la CAF du département.

Le manque de relations et la défiance des parents à l'égard du centre de loisirs, représentant l'institution, et de son équipe, il m'a paru pertinent de s'intéresser aux petits et aux adultes qui fréquentent les "Petits écureuils" en leur proposant de faire connaissance. Loin des formalités administratives qui constituent le dossier des familles, et dont les questions sont souvent vécues comme inquisitrices, il s'agissait de rencontrer les enfants et leurs parents dans leur singularité, sans jamais être intrusif.

Ces rencontres visaient à permettre à l'équipe de connaître les petits et les grands sous un autre angle et de découvrir leurs qualités, leurs talents, leurs aspirations, leurs personnalités. Cette humanité serait le socle de sociabilité sur lequel bâtir de nouvelles relations avec les familles.

Ces éléments, afin d'en attester la valeur, feraient l'objet, au final, d'un petit livre et seraient illustrés par les enfants, ainsi que par les parents qui le souhaiteraient.

Par ailleurs, afin d'inscrire cette démarche dans un projet socio-culturel de large ampleur, d'autres manifestations furent programmées.Dans le but de promouvoir l'oralité et l'expression de soi, des ateliers radio seraient animés au centre de loisirs par les professionnels de radio Radio M lien, radio régionale.

Des ateliers percussions animés par Franck Denoël lien complèteraient ce projet afin de familiariser les petits avec la musique, ses instruments et ses sonorités propres à épanouir l'imaginaire et susciter du plaisir.

Enfin, afin de rapprocher équipe et parents, de façon informelle, de nombreuses sorties seraient organisées où les parents seraient invités à accompagner leurs enfants afin de passer une journée ensemble dans un cadre ludique et inédit : carnaval de rue, visite du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, sortie estivale sur une base de loisirs, etc.

 

 

HISTOIRES DE VIES

 

L'expression de soi

Pour que ce projet soit accepté, il a été présenté et proposé aux familles afin que celui-ci se réalise avec leur accord et qu'elles s'engagent à y participer. Il s'agissait donc de poser les bases d'un projet commun, susceptible d'évoluer au fil du temps selon les apports et les souhaits des uns et des autres.

Recueillir des éléments de la vie privée ne va pas de soi. Cela nécessite respect, confidentialité, bienveillance et de parvenir à établir une relation de confiance. Etant extérieure à la structure, il m'était plus facile qu'aux animatrices d'approcher les parents car ils percevaient un interlocuteur neutre à leur égard. Cependant, pourquoi accepteraient-ils de se livrer à une inconnue ? Il a donc fallu apprivoiser les papas et les mamans qui acceptaient, parfois du bout du lèvres, de se prêter au dialogue que je leur proposais. Au fil de la discussion, une reconnaissance, de la part des parents, émergeait. Ces échanges leur donnaient l'occasion de se montrer sous un autre jour. Les parents pouvaient se dire au-delà des conventions, des apparences et ne pas recourir à des réponses attendues. Leur sincérité fut touchante. Cet exercice demanda également efforts et humilité à ceux qui maîtrisent mal le français.

 

 

Papoter autour d'un goûter

La gourmandise étant un vecteur de rencontre transculturelle, nous avons commencé ce projet en invitant les parents à venir préparer un goûter avec les enfants. Les mamans ont préparé un gâteau entourées de petits groupes d'enfants qui mirent la main à la pâte. Ainsi, de façon informelle, j'interrogeais les mamans puis les papas qui nous rejoignirent à l'heure du goûter. Certains furent surpris que leurs femmes se soient livrées en leur absence. Elles avaient eu l'audace de s'octroyer cette liberté. Ne voulant pas être de reste, ils répondirent docilement à mes questions et des hommes autoritaires et durs, tels qu'ils se montraient au centre de loisirs, révélèrent leur plaisir et leur tendresse de passer du temps avec leurs enfants dès qu'ils en ont le temps.

 

 

Confiance et reconnaissance

Au fur et à mesure des rencontres, avec patience et bienveillance, une confiance s'est installée et des relations nouvelles se sont tissé entre les parents et l'équipe. L'attention qui leur était accordée, via ses entretiens, gomma la suspicion qui les mettait mal à l'aise. Être écoutés généra de la gratitude et la défiance se mua en reconnaissance. Les parents comprirent que l'équipe souhaitait fonctionner avec eux, pour le bien-être des enfants et des familles, dans le respect de chacun. Bien sûr, d'aucuns gardèrent leurs distances, ne souhaitant pas s'associer à cette démarche. Les autres exprimèrent, à leur manière, le soulagement et le plaisir d'être accueillis, sans jugement, tels qu'ils sont et que l'on s'intéresse à eux et pas seulement à leurs enfants.

Après chaque entretien, parce qu'il nous importait de ne pas déformer, ni interpréter les propos des parents, et afin de rassurer ceux qui trébuchaient sur le français, je relisais mes notes avec eux.

Lors de ces entretiens, un certain nombre avouèrent leurs difficultés, voire leur détresse, face à leur incapacité à bien communiquer en français, l'état de fragilité induit, leur vulnérabilité face à l'administration, leur précarité économique et son cortège de soucis qui les souvent rend anxieux, agressifs, indisponibles vis-à-vis de leurs enfants, des obligations qui leur incombent et des institutions. Ce fut l'occasion de redire que l'équipe est là pour les écouter, les soutenir, les aider si possible.

 

 

Le contenu des entretiens

Ces propos sur les difficultés de leur vie relèvent de confidences spontanées de la part des parents. Il n'était pas question d'interroger cet aspect de leur vie. Soucieux de les aborder sous l'angle de leurs qualités, de leurs talents, de leurs plaisirs, passe-temps et passions, le dialogue leur demandait avec simplicité ce qu'ils aimaient faire, où, avec qui, les moments partagés avec leurs enfants, leurs souhaits au quotidien, leurs projets et leurs rêves.

La qualité de leur participation nous incita alors à questionner les parents sur le centre de loisirs lui-même, son fonctionnement, ses animatrices, ses atouts et ses manques. Alors que des rumeurs sous forme de récriminations circulaient avant le projet, les commentaires des parents furent élogieux et encourageants. Ils confiaient leurs enfants sereinement et appréciaient les animatrices.

 

 

Le quartier

Les "Petits écureuils" étant situé en zone urbaine sensible, l'équipe exprima la nécessité d'intégrer le projet dans une démarche de quartier. Pour ne pas réduire les parents à des usagers du centre de loisirs mais les considérer comme des citoyens habitant dans un espace identifié, les entretiens ont englobé le quartier. Nous avons donc interrogé les parents sur les points positifs et négatifs de leur lieu de vie et leurs suggestions pour une meilleure qualité de vie.

Cette démarche s'inscrit dans la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine qui prévoit la création de conseils citoyens.

 

 

Les enfants

S'il était important de commencer les entretiens avec les parents, il se prolongea naturellement avec les enfants dont les parents étaient présents. Ainsi s'écrivait l'histoire d'une famille. Tandis que je profitais de la présence de ces adultes, des petits sont venus me demander : "Tu m'écris, moi aussi ?" Je fus impressionnée par le sérieux de leur sollicitation. A 3 ans, ils exprimaient le besoin de parler et de se raconter. J'ai donc écouté chacun un à un et ai noté sur mon carnet ce qu'ils me racontaient. A mesure que j'écrivais, ne sachant pas lire, ils me demandaient que je relise des mots ou des phrases. "Et là, t'as écrit quoi ?" A leur insu, ils apprenaient la correspondance entre l'oral et l'écrit. Ils éprouvaient aussi la fierté d'épeler leur prénom. Certains écrivirent des lettres sur mon carnet, à leur endroit, pour laisser une trace, s'inscrire sur la page. Comme pour les adultes, à travers l'écoute qui leur était accordée, les enfants se sentaient valorisés et reconnus.

Les enfants, selon leur tempérament et leur sensibilité, furent volubiles ou réservés et racontèrent ce qu'ils avaient envie de dire. Ce besoin de s'exprimer que je constate avec tous les publics, des primaires, jusqu'aux personnes âgées, dès lors qu'on leur donne la possibilité de le faire, en classe, en médiathèque, lors de différents ateliers ou en maisons de retraite, commence donc dès le plus jeune âge. Les enfants s'inventent volontiers des personnages et puisent dans l'imaginaire pour nourrir leurs récits. Ici, les plus petits enrichissent volontiers leur quotidien d'un grand nombre de mamies, d'animaux qu'ils auraient à la maison, et le parc où leur tatie les emmène se promener n'est pas loin de ressembler à un zoo ! Ils racontent aussi leurs exploits de faire du vélo sans les roulettes, de nager seul ou, avec les brassards, mais sans donner la main à papa ou maman. C'est aussi l'occasion d'évoquer les papis et mamies qui habitent à l'autre bout de la France ou de l'autre côté de la Méditerranée.

 

 

Les illustrations

Dans le but d'illustrer les récits qui prendraient la forme d'un livre et afin de mettre en valeur la créativité des petits, chacun a dessiné son portrait ainsi que celui de ses parents et de la fratrie. Ils ont également dessiné leur maison et les adultes ont peint, sur un grand panneau, leur quartier. Les enfants y ont collé leurs maisons et autres dessins illustrant leur lieu de vie.

Ces ateliers créatifs, menés grâce à l'inventivité des animatrices, ont aussi donné jour à des personnages fabriqués en divers matériaux disposés çà et là parmi des maisons découpées, pliées et peintes par les enfants.

Tous ces travaux participent de la valorisation de l'identité de chacun et à l'inscription des petits et des adultes dans un quartier qui est le leur et qui vit grâce à eux.

C'est aussi, pour les enfants, une appropriation concrète du projet mené ensemble où le ludique donne à voir leur créatitité et le talent de chacun.

 

 

Les contes

En écho avec les récits de vie, les contes, parce qu'ils racontent des histoires, animèrent plusieurs après-midis où les parents étaient les bienvenus. Dès la première animation, je dus constater que l'attention des enfants et des adultes était très fragmentée et que ces histoires habituellement racontées sans encombre à un public du même âge ne recevaient pas le même accueil. L'écoute, le respect de la parole du conteur, le silence, le suivi faisaient défaut et les manifestations intempestives brouillèrent l'intervention. Les autres animations autour du conte se limitèrent donc à un seul conte et je dus recourir à un nombre important d'accessoires pour capter leur attention d'autant que leur imaginaire butait souvent sur leur incapacité à se représenter certaines descriptions ou à transcrire les mots en images.

De toute évidence, les contes et la lecture de livres sont une nécessité pour que ces enfants apprennent la structuration du temps, le déroulement des actions et de la pensée. Grâce aux histoires, ils pourront élaborer un imaginaire qui leur permettra d'échapper aux seuls repères de l'immédiateté comme manifestation et explication du monde où ils évoluent et d'enrichir leurs pensées. Une pratique régulière des histoires, un apprivoisement de ce temps différent, des mots et des phrases, avec patience et en rappelant les règles de l'écoute pourront leur offrir ces trésors de l'imaginaire et de l'abstraction.

 

 

L'exposition à l'école maternelle

A mi-chemin du projet, il a paru intéressant à l'équipe de faire un point d'étape et de montrer aux parents l'actualisation des ateliers et des entretiens menés depuis 4 mois. Cette mise en valeur prit la forme d'une exposition asssortie d'un goûter et des invitations furent envoyées aux parents.

Dans le vaste hall de l'école maternelle où sont inscrits les enfants furent installés leurs créations multicolores, le plan du quartier, les dessins, les portraits, des photos, les petits textes des récits de vie de chacun. Le résultat de tous ces ateliers successifs s'avéra extrêmement riche et concluant. Petits et grands furent étonnés et émerveillés. Les enfants étaient fiers et les parents impressionnés par la qualité du rendu et émus de lire les propos de leurs enfants. Le respect de leurs paroles a été très apprécié. "C'est lui !", "C'est bien elle !" murmuraient des parents touchés par la sincérité des propos et restitués tels quels sans enjolivement ni explication. De nombreux parents exprimèrent leur admiration devant la créativité déployée sous leurs yeux, dont le mérite revenait à l'équipe, et leur fierté de voir leur famille ainsi mise en valeur et faire partie intégrante des "Petits Ecureuils" et du quartier.

Cette exposition nous a permis de mesurer l'intérêt des familles pour le projet. Les parents qui participaient rarement aux ateliers, faute de temps ou par refus, en venant récupérer leur enfant ce jour-là, se sont attardés. Ils ont regardé, admiré, questionné et ce fut l'occasion de parler avec ces parents habituellemen fuyants.

Cette exposition fut une transition entre les contes et la musique, autre volet de la démarche, qui couvrirait le dernier trimestre de l'année scolaire. Franck Denoël prit ainsi le relai des contes pour proposer aux enfants et à leurs parents des ateliers musique autour des percussions.

 

 

 

 

EXPOSITION A LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE

L'été a passé. A la rentrée, l'équipe s'est réunie, avec Franck Denoël et Caroline Chavelli, pour préparer la rencontre à la bibliothèque municipale qui présenterait, au début de l'automne, le projet réalisé durant l'année scolaire 2014-2015. Il s'agissait de montrer, hors des murs, le travail accompli par les enfants et leurs parents dans un lieu culturel municipal et d'y inviter les familles, le public de la bibliothèque, les élus et les différents acteurs des secteurs sociaux et culturels. Cette clôture du projet visait à valoriser un centre social, un quartier et ses habitants très souvent stigmatisés, à mettre en valeur le travail produit et à amener à la bibliothèque des familles qui ne fréquentent aucun établissement lié à la culture.

De fait quand il fut annoncé aux parents que l'exposition finale aurait lieu à la médiathèque, les refus fusèrent. La grande majorité ne savait pas où se situait la bibliothèque, d'autres arguèrent que ça faisait trop loin car pas habitués à sortir de leur quartier, d'aucuns avouèrent que "ça, ça n'est pas pour nous". L'équipe mit donc à disposition un bus pour transporter les familles afin de vaincre leurs réticences. Elles promirent du bout des lèvres de participer à cette après-midi mais l'équipe savait que rien n'était sûr. Seul un bouche à oreilles positif entre familles pouvait assurer une large participation.

Ce fut donc une très heureuse surprise de voir arriver les familles en nombre. Et quelle ne furent pas leur stupéfaction et leur fierté de découvrir les dessins, peintures, collages et autres créations des enfants exposés dans le couloir de la bibliothèque menant à l'espace jeunesse. Ils jouissaient ainsi d'une très bonne visibilité aux yeux du grand public qui put découvrir leur créativité durant 15 jours.

Petits et grands furent ensuite conviés à écouter un conte mis en musique, prélude au passage à l'espace jeunesse où la bibliothécaire accueillit ce nouveau public. Les adultes étaient très intimidés mais leur malaise fut de courte durée car les enfants se précipitèrent sur les livres ! Ils sortaient des bacs des albums, tournaient les pages, poussaient des cris de joie ou de peur, et réclamaient avec force la lecture à leurs parents. Un enthousiasme contagieux s'empara du groupe et l'équipe regardait, émerveillée, ces enfants et ces parents captivés par les livres, les histoires et la lecture. Ce succès dépassait toutes nos espérances ! Madame l'adjointe à la culture ne put que constater, ravie, la réussite du projet.

Tous étaient tellement passionnés, qu'il a fallu les arracher à leurs lectures ! pour poursuivre le programme de ce mercredi après-midi. Un autre conte mis en musique les attendait à l'espace ados. Afin de mettre en valeur le fonds de la bibliothèque et de partager le plaisir de lire, nous avions choisi de lire un album. Là encore, l'attention des parents aux histoires nous étonna et nous combla. Ils vinrent spontanément nous remercier et nous féliciter, ébahis d'être autant captivés que les enfants.

Cette concentration méritait un bon goûter dans l'espace jeunesse où la bonne humeur, le plaisir d'être ensemble, faisaient oublier combien ce public, quelques heures plus tôt, était inquiet de franchir la porte de la médiathèque.

Une autre lecture d'histoire, située dans l'espace accueil des adultes, afin de faire découvrir l'ensemble de la médiathèque, termina la rencontre. Les adieux furent chaleureux, emprunts de reconnaissance par des parents émus.

 

 

 

CONCLUSION

 

Les livres-histoires des familles n'ont pas encore vu le jour mais le principal a été accompli.

Un nouveau lien s'est instauré entre l'équipe du centre d'accueil de loisirs et les familles. Une convivialité et une confiance animent maintenant les relations grâce à ce projet autour des récits de vie, des contes, des expressions artistiques, de la musique, qui a permis aux parents et aux enfants de s'exprimer chacun dans sa singularité, tout en s'associant au collectif de l'équipe et des valeurs du vivre ensemble.

Forte de ce succès, l'équipe a décidé de poursuivre l'aventure et continue de semer des graines car l'équilibre d'une structure sociale demeure fragile car soumise aux événéments sociaux et politiques, aux niveaux local et national. Une réflexion avec la bibliothèque municipale est actuellement menée pour prolonger la collaboration amorcée afin que cet espace devienne un lieu familier pour les familles et un vivier d'histoires, d'images et de musiques qui nourrisse et épanouisse l'imaginaire des enfants et de leurs parents.

 

Je tiens à remercier toute l'équipe des "Petits Ecureuils", les enfants et les parents qui m'ont accueillie et accordé leur confiance, ainsi que le secteur jeunesse de la bibliothèque municipale.

 

 

 

PubliƩ le 23/08/2016