Pour une politique d'accompagnement dans les maternités

Plaidoyer du docteur Marc Pilliot en faveur d'un meilleur accueil du bébé et de ses parents afin que les maternités ne soient pas uniquement des unités de soins mais également des "unités d'accompagnement".

Suite à l'annonce de la conférence de presse organisée par la maternité des Bluets à Paris le 13  mai 2006 dénonçant le "plan périnatalité ... à minima" et les risques encourus par les maternités de type 1 menacées de disparition, la COFAM a réagi par la voix de son président, Marc Pilliot.

Marc Piliot est pédiatre à la clinique Saint-Jean de Roubaix (Label international "Ami des Bébés") et président d'ENVOL (Association pour l'Accueil et l'Eveil du Nouveau-né) et de la COFAM (Coordination Française pour l'Allaitement maternel).

 

Voici son communiqué :

C'est une erreur de croire que le "tout médical" et le "tout technique" suffisent à soigner les gens. On se rend compte de plus en plus qu'il n'y a pas de véritables soins sans "accompagnement". Cela est encore plus vrai aux deux extrêmes de la vie et notamment autour de la naissance où l'accompagnement est fondamental pour aider les parents à trouver leur repères et à créer un lien riche et serein avec leur nouveau-né.

Les maternités doivent éviter d'être seulement des unités de soins ; elles doivent être aussi des "unités d'accompagnement".

A une époque où tous les chercheurs, tous les soignants, et même beaucoup de politiques réalisent l'importance d'un soutien à la parentalité, l'organisation de la Sécurité Sociale va à contre-courant en ne valorisant avec la T2A que les actes techniques, en négligeant des pans entiers de la médecine néonatale et en ignorant totalement l'accompagnement des parents autour de la naissance et autour de l'allaitement maternel.

La non-reconnaissance et la négation de ce travail de prévention vont à l'encontre de toutes les recommandations scientifiques et mettent en difficulté tous les professionnels de maternité. A un moment où la Sécurité Sociale cherche à faire des économies, la non-reconnaissance du travail de prévention équivaut à un refus des économies qu'apporteraient les actes préventifs d'accompagnement.

 

Communiqué de presse de la maternité des Bluets du 13 juin 2006 :

"D'une naissance à une mort annoncée ?"

Publié le 13/06/2006